Aller au contenu principal
Fermer

Huawei-Paris contraint de revoir sa copie, retoquée au Sénat
information fournie par Reuters 06/02/2019 à 19:55

 (Actualisé avec déclarations et précisions)
    PARIS, 6 février (Reuters) - Les sénateurs français se sont
opposés mercredi à un amendement du gouvernement censé étendre
les pouvoirs de contrôle des pouvoirs publics sur les
équipements télécoms alors que la suspicion grandit autour de
l'équipementier chinois Huawei  HWT.UL .
    Ce rejet d'une disposition insérée à la dernière minute par
l'exécutif dans le projet de loi Pacte, en cours de discussion
au Sénat, devrait probablement contraindre le gouvernement à
trouver un autre texte de loi en vue de redéposer cet
amendement.
    Le texte rejeté prévoit un élargissement des pouvoirs de
l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information
(Anssi) dont les opérateurs devront solliciter le feu vert pour
une série d'équipements matériels et logiciels jugés vulnérables
au piratage ou à l'espionnage.  
    Cette surveillance accrue est rendue nécessaire, selon le
gouvernement, par l'arrivée prochaine de la 5G qui permettra de
nouveaux usages dans des domaines stratégiques tels que la
voiture connectée, la télémedecine ou encore la ville
intelligente. 
    Le texte ne vise aucun équipementier en particulier, assure
le gouvernement français.
    Avec un chiffre d'affaires de 93 milliards de dollars (81,7
milliards d'euros) en 2017, Huawei est le premier équipementier
télécoms mondial mais plusieurs pays occidentaux, Etats-Unis en
tête, redoutent que Pékin n'utilise ses infrastructures à des
fins d'espionnage.
    Aucune preuve n'a jusqu'à jusqu'à présent été apportée pour
étayer ces soupçons et le groupe a réfuté à de nombreuses
reprises ces accusations. La controverse a toutefois conduit les
Etats-Unis, l'Australie et la Nouvelle-Zélande à restreindre
l'accès à leurs marchés pour la 5G et Washington encourage
désormais les pays de l'Union européenne à faire de même.
     
    
    DES SÉNATEURS DÉPLORENT LA PRÉCIPITATION
    Si les sénateurs français ont dit partager la préoccupation
des pouvoirs publics sur la sécurité des futurs réseaux,
plusieurs ont en revanche regretté d'avoir été mis devant le
fait accompli, sans possibilité d'auditionner les opérateurs et
les équipementiers ou de conduire une étude d'impact.
    Le géant allemand Deutsche Telekom  DTEGn.DE  a souligné
qu'une interdiction de Huawei engendrerait un retard de deux ans
sur ses projets de déploiement, une estimation sur laquelle
s'accordent plusieurs opérateurs.
    "Nous n'avons pas pu faire notre travail de parlementaires
alors que cela soulève un certain nombre de questions", a
regretté Elisabeth Lamure, rapporteure de la commission spéciale
qui a rendu un avis défavorable sur la disposition.
    La sécurité des équipements télécoms est également au coeur
des discussions en Allemagne où une réunion de plusieurs
ministres a eu lieu ce mercredi pour débattre de mesures à
prendre.  
    En Pologne, où les autorités ont arrêté le mois dernier un
employé chinois de Huawei et un ancien responsable polonais de
la sécurité sur des soupçons d'espionnage, le groupe chinois a
proposé mercredi d'installer un centre de cybersécurité,
ajoutant que rien ne justifiait le rejet par le gouvernement
polonais de Huawei pour la mise en place d'un réseau 5G.

    <^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^
Les USA déconseillent à l'UE de se fournir auprès de Huawei   
 
LEAD 1-Réunion ministérielle à Berlin sur Huawei et la 5G   
 
    ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^>
 (Elizabeth Pineau et Gwénaëlle Barzic, édité par Jean-Michel
Bélot et Benoît Van Overstraeten)
 

Valeurs associées

48,900 EUR Euronext Paris -1,19%
32,860 EUR XETRA -0,60%
9,638 EUR Tradegate -0,02%
9,632 EUR XETRA -0,54%
6,662 EUR Tradegate -1,60%
5,550 EUR Euronext Paris 0,00%
6,704 EUR XETRA -0,09%
4,679 CHF Swiss EBS Stocks -14,24%
6,675 EUR LSE Intl -1,29%
17,475 EUR Euronext Paris -0,46%

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

  • Une colonne de fumée s'élève après une frappe aérienne à Téhéran, le 7 mars 2026  ( AFP / ATTA KENARE )
    information fournie par AFP 07.03.2026 10:15 

    Israël bombarde samedi matin la capitale iranienne Téhéran, en particulier un de ses aéroports, après que Donald Trump a dit vouloir la "capitulation" de l'Iran. La guerre est entrée dans sa deuxième semaine, s'étendant à de nombreux pays de la région et faisant ... Lire la suite

  • Simin Goodarzi lors d'une manifestation à Los Angeles, le 5 mars 2026 ( AFP / Patrick T. Fallon )
    information fournie par AFP 07.03.2026 09:57 

    Depuis maintenant une semaine que les bombes tombent sur l'Iran, Simin Goodarzi vit dans l'angoisse permanente: cette exilée en Californie n'a plus aucune nouvelle de ses proches restés au pays, à cause du blocage d'internet par la République islamique. A 63 ans, ... Lire la suite

  • Le président américain Donald Trump (G) et le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio Marco Rubio, le 6 mars 2026 à Washington  ( AFP / Brendan SMIALOWSKI )
    information fournie par AFP 07.03.2026 09:57 

    Donald Trump a lancé l'Amérique dans son plus important conflit depuis des décennies sur une "impression". Ce ne sont pas ses opposants politiques qui le disent, mais la Maison Blanche elle-même. Tout au long de la première semaine de guerre en Iran, le président ... Lire la suite

  • Municipales: Bardella participe au meeting d'Alexandra Masson, candidate RN à Menton
    information fournie par AFP Video 07.03.2026 09:53 

    Le président du Rassemblement national Jordan Bardella et le président de l'Union des droites pour la République Éric Ciotti participent à un meeting à Menton (Alpes-Maritimes) en soutien à la candidate locale aux municipales Alexandra Masson (RN).

Mes listes

Cette liste ne contient aucune valeur.
Chargement...